blues des années

  • Place des Grands hommes ...

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    Pour une amie qui m'est chère et qui a ce soir un coup de blues - appelons ça le coup d'mou des jours down.

    Place des Grands Hommes. Ou comment une petite chanson à peine connue (n'est ce pas...) peut vous tourner la tête.

    Qu'as tu fais de ces années ? http://www.youtube.com/watch?v=mBT53zyyDdE

    Pour Patriiiiick, on sait, il a eu le succès qu'on lui connaît avant de devenir le porte-parole des grands hommes qui ont du fric à perdre dans des jeux de poker en ligne. Tant pis si finalement c'est le citoyen lambda qui y laissera sa chemise (parôles d'une ex accro des machines à sous du Casino de Plouc-les-Bains).

    Voilà, c'est ça, c'est la "vie". Ceux que nous étions, ceux que nous avons cru devenir, ceux que nous sommes chaque jour, ceux que nous ignorons encore. Ce que les autres nous ont convaincu qu'on serait - ou qu'on ne serait jamais.

    Mes rêves, seule le soir, "sur l'écran noir de mes nuits blanches", comme le chantait Nougaro.

    Je SERAIS, c'est sûr ! Peut être actrice, un peu chanteuse, un zeste dessinatrice, mais surtout écrivain. Secrétaire ou maîtresse d'école le jour, star la nuit.

    Je recontrerais Tom cruise (époque "Cocktail") et toutes mes copines n'en reviendront pas !!! Et le beau Diego dont j'avais eu si souvent envie ... je le croquerais cru ! 

    Puis je parcourerai le monde, bien entendu, pour aider les enfants qui n'ont rien, pour amener l'eau en Éthiopie, pour construire des écoles au Soudan.

    Et puis j'épouserais le Prince Ken, nous nous marierons et nous serons heureux ! "Et ils eurent beaucoup d'enfants ..." disent les contes.

    A rendre malade de jalousie les Autres.

    D'ailleurs tous regretteront leurs moqueries, leur incompréhention. Comme dans "Carry". Le sang de cochon en moins...

    Je me rappelle de mes amis, leur flamme, leur quêtes.

    Et nos fous-rires désinvoltes autour du baby foot, les regards conquérants et l'esprit libre. Et les conversations de "quand on sera des Grands".

    On se retrouvera avec tous nos enfants, plus tard, c'est sûr puisqu'on ne se quittera jamais. Promis.

    Mes rêves, mes espoirs, mes attentes ...

    15 ans plus tard la mélodie serait plutôt "mes amis, mes amours, mes emmerdes" !

    Que reste-il de tout ça ?

    Des amis qu'on a perdu de vue, même sur face book. Un artiste maudit, des cygnes devenus canards, des canards devenus cygnes ... Des célibataires qui ont peur de grandir, des divorcés de la 1ère heure, des révoltés du Bounty ...

    Et moi.

    Qui sait mieux que personne lire une histoire du Père Castor. Qui n'écrit que sur un petit blog. Qui rit souvent et qui pleure moins.

    J'ai trouvé mon prince parmi les crapauds sur la bouche embrassés. Parfait jusque dans son imperfection.

    L'Espoir n'est plus le même, certes, la réalité a posé son venin. Et cette adolescente devant nous, qui se pavane avec tout son orgueil et son mal-être nous le rappelle terriblement. Nous n'aurons plus jamais 16 ans.

    Et pourtant l'avenir est toujours devant.

    A l'instar de Sophie Marceau que j'ai aimé furieusement pour son rôle d'ado bouleversée dans "la Boum", que j'ai retrouvé en maman perturbée dans "LOL", vivons notre "Âge de raison", son dernier film, et retrouvons ce lâcheur d'enfant qui pionce en nous depuis des années. Réveillons le à grands coups de pieds au cul pour poursuivre le rêve.

     

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